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Poisson dans l'herbe

ou les reflets argentés d'un poisson sur la rive...

La vie ailleurs...

Publié le 15 Septembre 2013

Meilleure qu’ici… Ici on meurt d’envie…

Extrait du dernier album d’Emmanuel Moire… Je te parlerais de lui peut-être. Ou pas… Toi, tu l’as rencontré. Toi, tu pourrais m’en parler…

Il a débarqué dans mon ciel au printemps, avec son « Beau malheur » et des paroles qui touchent ceux à qui il a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher… La suite, c’est son « Chemin », qui résonne en écho au mien… Ses yeux bleus et son sourire charmeur ont fait le reste… Et la liberté de l’aimer comme on aime un ange, puisque lui aime les garçons.

Samedi soir… sur la Terre ! (clin d’œil à Cabrel, lui aussi a sa place au chaud dans mon décor…) Samedi soir compliqué surtout. Comme souvent. Quand on rentre du travail, on a envie de tout, sauf de s’enfermer seule chez soi avec le train-train quotidien. Ado, je crevais de ces samedis sacrifiés aux devoirs scolaires, et des soirées devant la télé (enfin, si tu passais par là, ça avait quand même un autre goût…). J’attendais autre chose. Et j’en suis toujours là. Les quelques années de ma vie de couple n’ont pas guéri la frustration. Le tout est de trouver de quoi s’occuper. Un plaisir à soi.

Depuis que j’ai coupé la télé (et le défilé des gens qui rentrent de vacances, après avoir subi pendant un mois et demi ceux qui partaient en vacances, ce sont les mêmes ! Dis… Sans parler de théorie du complot, je me demande quand même quel est le but suprême, et qui téléguide les infos télévisées, pour qu’on nous bassine à longueur de temps avec les mêmes idées à la con. Le Français moyen prend ses vacances en août, et va au bord de la mer. Il bouchonne, malgré les recommandations de Bison Futé… C’est une info ça ? Pourquoi on nous explique la vie à ce point ?! Et puis, on nous raconte les marginaux, ceux qui partent avant ou après, ceux qui ne partent pas, ceux qui vivent seuls… Stop, j’vais vomir ! Leurs grandes idées toutes faites m’écoeurent !) Donc, depuis que je n’entends que le ronron de la fontaine des chats, et mes doigts sur le clavier, ça va mieux. T’écrire…

Ecrire ma vie, plutôt que la vivre… C’est pas une bonne idée, mais je fais ce que je peux. Ne pas écrire du tout, c’est ne plus vivre. J’ai essayé. Je ne m’en suis pas rendue compte. Je reviens à la vie depuis cette correspondance…

Je te laisserai une trace de ce blog sur ton site, quand j’en serai au point où ton enfant-livre serait viable, même prématuré. Vers 6 mois. Peut-être que tu as des petites mains qui surveillent le Net et protègent ton nom. Ou pas. On dit « google-isé » je crois. Aucune idée de l’orthographe… Tu me diras, pour un mot qui n’existe pas !

Ma meilleure amie m’a demandé l’autre jour pourquoi je n’allais pas m’inscrire sur Meetic. J’y songe. C’est une idée. Qui d’une part me terrorise (quoiqu’il arrive, n’oublie jamais que je suis une timide maladive). Qui quelque part me dérange un peu (supermarché aux célibataires ?) mais je veux bien faire un effort. En d’autres temps, on draguait au bal musette. Moi, je ne sors pas, alors ça réduit les possibles ! Et qui surtout… Mais là c’est compliqué à décrire….

Le mythe de l’amour, je ne suis pas sûre d’y croire. Plus sûre des mites des armoires ! (c’est nul comme jeu de mots, mais il n’y a que là que je m’autorise…). Il y a les rêves trop grands, et la réalité autour de moi. L’envie d’un gentil, drôle et tendre, et l’incapacité d’y croire. S’il faut vivre avec quelqu’un juste pour ne pas être seule, je ne suis pas sûre d’en avoir envie.

Il y a aussi… la culpabilité. Ne pas mériter. Attendre une autorisation. Je te fais grâce de tout ce qu’il y a derrière.

Et la tentation de renoncer. Renoncer aux désirs. Il n’y a que « vouloir » qui faire souffrir. Renoncer, c’est trouver l’apaisement. Renoncer, à quoi, jusqu’où ?

La vie par procuration à 30 ans… Coucou à Jean-Jacques ! Maintenant qu’il est la personnalité préférée des Français (encore un sondage dont on se fout strictement !), je peux dire que je l’adore avec le sentiment d’enfoncer une porte ouverte. Sauf que ça ne date pas d’hier, ni même d’avant-hier… Il y a 15 ans, j’étais décalée d’écouter en boucle « Entre gris clair et gris foncé ». Aujourd’hui, c’est tendance à mort !

Euh… Fiori sur scène reprend depuis longtemps JJG et Cabrel (entre autres). Quel rapport ? Aucun… Fiori, avant d’être le chanteur qu’il est, reste le gosse fasciné par ses idoles qu’il était. Quand il se raconte (et il se raconte bien !) on oublie qu’il est la vedette qu’on est venu applaudir. Il est avec nous, en bas, au pied de la scène…

Dans tes yeux, dans ta bienveillance au « Grand cabaret » ou aux « Années bonheur », il y a la même magie…

En parlant des « Années bonheur », merci pour le premier épisode du best-of hier soir. Une très jolie soirée, qui fait beaucoup de bien. Merci de faire la télé pour ceux qui la regardent.

Il y a des moments qui me font triper. Des artistes dont je raffole… Quand l’intelligence perce sous la connerie évidente… (je pense aux Chevaliers du Fiel… comme toi, comme tant d’autres en fait, parce qu’on ne dure pas par hasard… Coluche avait parlé du travail de dingue qu’il fallait pour trouver de bonnes conneries, et faire croire au public que c’était facile et spontané…)

Et le medley Lenorman. Et la tablette de chocolat a failli y passer, tellement le plaisir était physique et régressif (dans le sens des joies simples de l’enfance…)

Merci. Reviens vite avec ta veste de dompteur… Je serai là vendredi prochain.

Encore un mot. Sur Lisa Angell. Je me rappelle son visage et sa voix, pour l’avoir vue « chez toi ». Mais je me sers de ton livre comme d’un fil rouge, et tu sèmes des détails comme d’autres des cailloux blancs.

Je suis allée écouter « Maman le sait ». Restée scotchée. Sa voix, son interprétation… Et ton texte. Et je me demande. Exactement la question que je me suis posée en écoutant « le Bonheur en désordre », chanson que Fiori a écrite pour Mimie Mathy, et qui raconte sa vie de mère de famille recomposée. Ecoute, si tu ne la connais pas. Donc ma question, c’est comment un homme peut écrire ça ? (désolée si ma vision de l’homme te parait restreinte et caricaturale, j’en ai conscience…) La sensibilité qu’il faut…

Enfin, ça ne m’étonne pas. Ca confirme, si besoin était…

J’ai rêvé, ou il y a Rick Allison sur l’album des « Divines » ? Rick Allison, Lara Fabian, Patrick Fiori, et les années 2000… Vu d’ici, entre la télé et l’armoire Ikea (je sais, j’insiste lourdement ! Ceci dit, même Fiori et Ikea, c’est une longue histoire, et il n’a rien d’un blond suédois !), ça parait cousu de fil blanc, et presque un hasard miraculeux. Mais en restant réaliste, le monde est petit, le votre encore plus, et chez vous comme ailleurs, les gens se rencontrent, et s’ils se plaisent, ils font parfois un bout de chemin ensemble. Rien d’extraordinaire. La vie ordinaire. La vie…

T’écrire une heure. Mettre un point jusqu’à la prochaine fois. Et se sentir un peu plus vivante. Merci pour ça.

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